De l’inframince : Brève histoire de l’imperceptible, de Marcel Duchamp à nos jours

L’art peut-il se passer de formes jusqu”à devenir invisible ? L’art peut-il être – et jusqu”à quel point ? – imperceptible ? Cet ouvrage propose une série de réponses à ces questions qui hantent l’histoire de l”art depuis ses origines et sont particulièrement prégnantes au XXe siècle comme dans la production la plus récente. Le terme inframince inventé par Marcel Duchamp, jusqu’à présent très peu étudié par l”historiographie, cristallise ces interrogations et les opérations plastiques qui leurs sont liées. Il sert ici de point d”ancrage à une analyse au cas par cas d”oeuvres particulièrement exemplaires du devenir imperceptible de la plasticité. Ce livre, qui puise dans de nombreux exemples modernes et contemporains la matière de ses analyses (Piero Manzoni, Robert Barry, Ian Wilson, Max Neuhaus, Jiri Kovanda, Roman Ondâk…), est cependant tout sauf encyclopédique : il propose une étude des singularités formelles et des disruptions qu’elles produisent sans souci d’exhaustivité. Comment l’oeuvre peut-elle être là sans insister sur sa présence ? Comment la disparition peut-elle devenir l”autre nom de la manifestation ? Autant d’interrogations auxquelles ces pages donnent une résonance théorique et historique. De l’inframince donc ou comment construire des intensités par soustraction.

Text: Davila Thierry. paperback. Publisher: Editions du Regard, Paris, 2010.

ISBN: 9782841052585 | 2841052583
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ID: 17171

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L’art peut-il se passer de formes jusqu”à devenir invisible ? L’art peut-il être – et jusqu”à quel point ? – imperceptible ? Cet ouvrage propose une série de réponses à ces questions qui hantent l’histoire de l”art depuis ses origines et sont particulièrement prégnantes au XXe siècle comme dans la production la plus récente. Le terme inframince inventé par Marcel Duchamp, jusqu’à présent très peu étudié par l”historiographie, cristallise ces interrogations et les opérations plastiques qui leurs sont liées. Il sert ici de point d”ancrage à une analyse au cas par cas d”oeuvres particulièrement exemplaires du devenir imperceptible de la plasticité. Ce livre, qui puise dans de nombreux exemples modernes et contemporains la matière de ses analyses (Piero Manzoni, Robert Barry, Ian Wilson, Max Neuhaus, Jiri Kovanda, Roman Ondâk…), est cependant tout sauf encyclopédique : il propose une étude des singularités formelles et des disruptions qu’elles produisent sans souci d’exhaustivité. Comment l’oeuvre peut-elle être là sans insister sur sa présence ? Comment la disparition peut-elle devenir l”autre nom de la manifestation ? Autant d’interrogations auxquelles ces pages donnent une résonance théorique et historique. De l’inframince donc ou comment construire des intensités par soustraction.

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