Offrandes, Tibet 1985-1995

Plus proche d’une pratique photographique ” traditionnelle ” que des installations monumentales auxquelles il s’est consacré ces dernières années, on y retrouve pourtant la même volonté d’expérimentation, le même désir de revenir sur les premiers clichés pour en extraire la vérité la plus pure. Dix ans exactement après leur prise de vue, Gao Bo s’est à nouveau penché sur ses photos du Tibet, les redécouvrant et proposant de nouvelles associations formelles faisant fi de la chronologie. Puis durant l’été 2009, il est retourné au Tibet, emportant ses images récemment assemblées, et il s’est mis à les retravailler en utilisant son sang comme encre et une calligraphie automatique qu’il a baptisée ” langage de l’âme “. Cette photographie inventée, conçue par l’artiste avec l’aide de moines bouddhistes tibétains, dessine au fil des images un alphabet fictionnel nourri de typographies variées, qui devient sa signature en même temps qu’un langage universel. Ce geste souligne les limites du langage, et tente par là-même de dépasser l’incommunicabilité de son expérience au Tibet. Pour l’artiste, il s’agit moins d’un sacrifice que d’une offrande qui renforce la charge symbolique de cette langue inventée.

Text: Castellote Alejandro. cm 23×27; pp. 304; 346 BW ills.; hardcover. Publisher: Editions Xavier Barral, Paris, 2017.

ISBN: 9782365111324 | 2365111327

 60,00

ID: 20961

Product Description

Plus proche d’une pratique photographique ” traditionnelle ” que des installations monumentales auxquelles il s’est consacré ces dernières années, on y retrouve pourtant la même volonté d’expérimentation, le même désir de revenir sur les premiers clichés pour en extraire la vérité la plus pure. Dix ans exactement après leur prise de vue, Gao Bo s’est à nouveau penché sur ses photos du Tibet, les redécouvrant et proposant de nouvelles associations formelles faisant fi de la chronologie. Puis durant l’été 2009, il est retourné au Tibet, emportant ses images récemment assemblées, et il s’est mis à les retravailler en utilisant son sang comme encre et une calligraphie automatique qu’il a baptisée ” langage de l’âme “. Cette photographie inventée, conçue par l’artiste avec l’aide de moines bouddhistes tibétains, dessine au fil des images un alphabet fictionnel nourri de typographies variées, qui devient sa signature en même temps qu’un langage universel. Ce geste souligne les limites du langage, et tente par là-même de dépasser l’incommunicabilité de son expérience au Tibet. Pour l’artiste, il s’agit moins d’un sacrifice que d’une offrande qui renforce la charge symbolique de cette langue inventée.

×