Bko-Rak. Photographes de Bamako et de Marrakech

Un livre qui parle du monde étrange et immédiat des enfants, où les objets et même les corps compte assez peu. Des images faites de tendresse, de vertiges et d’envie d’insouciance. “Mamadou s’agenouille dans la lumière du frigo grand ouvert. Il a retiré les grilles et avec une cuillère il gratte le givre qui s’est accumulé sur la paroi du fond. Je lui ai raconté qu’au ski, quand on a soif, on mange des poignées de neige qui fond dans la bouche. Alors depuis c’est son rituel : chaque fois qu’il vient à la maison, il mange la neige de mon frigo, comme au ski. Il me fait venir à côté de lui, il porte la cuillère à sa bouche, aspire d’un coup la poudre de givre, ça l’étrangle, et il tousse dans ma direction afin que les flocons retombent sur mon visage. – C’est comme ça quand la neige tombe? – Oui, c’est presque comme ça, sauf que les flocons sont plus légers. Il vibre quand je lui parle du froid, de la vapeur qui sort de la bouche quand on respire dans l’air glacé des journées d’hiver… Mamadou m’a demandé : – Est-ce que tu peux écrire mon livre? Il aimerait que j’écrive un livre avec ses histoires de garçon du Sahel qui rêve de prendre l’avion et de toucher la neige…” (extrait) A. Potoski

Text: Potoski Antonin. cm 14x&à; pp. 94; COL and BW; paperback. Publisher: Éditions Revue Noire, Paris, 1998.

ISBN: 9782909571485| 2909571483

ID: AM-4509

Product Description

Un livre qui parle du monde étrange et immédiat des enfants, où les objets et même les corps compte assez peu. Des images faites de tendresse, de vertiges et d’envie d’insouciance. “Mamadou s’agenouille dans la lumière du frigo grand ouvert. Il a retiré les grilles et avec une cuillère il gratte le givre qui s’est accumulé sur la paroi du fond. Je lui ai raconté qu’au ski, quand on a soif, on mange des poignées de neige qui fond dans la bouche. Alors depuis c’est son rituel : chaque fois qu’il vient à la maison, il mange la neige de mon frigo, comme au ski. Il me fait venir à côté de lui, il porte la cuillère à sa bouche, aspire d’un coup la poudre de givre, ça l’étrangle, et il tousse dans ma direction afin que les flocons retombent sur mon visage. – C’est comme ça quand la neige tombe? – Oui, c’est presque comme ça, sauf que les flocons sont plus légers. Il vibre quand je lui parle du froid, de la vapeur qui sort de la bouche quand on respire dans l’air glacé des journées d’hiver… Mamadou m’a demandé : – Est-ce que tu peux écrire mon livre? Il aimerait que j’écrive un livre avec ses histoires de garçon du Sahel qui rêve de prendre l’avion et de toucher la neige…” (extrait) A. Potoski

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