STALKER. A TRAVERS LES TERRITOIRES ACTUELS

L’intuition selon laquelle il est nécessaire à l’architecte comme au scientifique de faire usage de représentations afin d’agir indirectement (notamment via le regard, c’est-à-dire in visu) sur l’environnement fait de quelques « regardeurs » de notre temps, des personnalités singulières. Les architectes romains du groupe Stalker font partie de ces personnalités. Les livres de la collection in visu, in situ constituent des témoignages de quelques manières d’habiter différemment la planète et désignent les centres et les périphéries des grandes zones urbanisées comme des territoires dans lesquels apparaissent in situ des états de la nature et des pratiques sociales en rébellion par rapport aux cadres de toutes sortes qui forment et déforment le monde et la conscience que nous en avons. Stalker est un sujet collectif qui entreprend des recherches et des actions sur le territoire, en particulier dans les vides urbains. De telles enquêtes se développent sur divers plans, à propos de la « praticabilité », de la représentation et du projet de ces espaces que nous nommons Territoires actuels, soulignant par le terme « actuel » le « devenir-autre » de ces espaces. Ils forment le négatif de la ville bâtie, les aires intersticielles et marginales, les espaces abandonnés ou en voie de transformation. De tels territoires, difficilement intelligibles, sont donc aptes à faire l’objet de projets, puisqu’ils sont privés d’une localisation dans le présent, et étrangers aux langages contemporains. Leur connaissance ne peut être acquise que par expérience directe ; les archives de ces expériences sont l’unique cartographie des Territoires actuels (Extrait du Manifeste Stalker).

cm 12,5×17,5; pp. 62; COL and BW; paperback. Publisher: Jean Michel Place, Paris, 2000.

ISBN: 9782858935635 | 2858935637
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ID: AM-7036

Product Description

L’intuition selon laquelle il est nécessaire à l’architecte comme au scientifique de faire usage de représentations afin d’agir indirectement (notamment via le regard, c’est-à-dire in visu) sur l’environnement fait de quelques « regardeurs » de notre temps, des personnalités singulières. Les architectes romains du groupe Stalker font partie de ces personnalités. Les livres de la collection in visu, in situ constituent des témoignages de quelques manières d’habiter différemment la planète et désignent les centres et les périphéries des grandes zones urbanisées comme des territoires dans lesquels apparaissent in situ des états de la nature et des pratiques sociales en rébellion par rapport aux cadres de toutes sortes qui forment et déforment le monde et la conscience que nous en avons. Stalker est un sujet collectif qui entreprend des recherches et des actions sur le territoire, en particulier dans les vides urbains. De telles enquêtes se développent sur divers plans, à propos de la « praticabilité », de la représentation et du projet de ces espaces que nous nommons Territoires actuels, soulignant par le terme « actuel » le « devenir-autre » de ces espaces. Ils forment le négatif de la ville bâtie, les aires intersticielles et marginales, les espaces abandonnés ou en voie de transformation. De tels territoires, difficilement intelligibles, sont donc aptes à faire l’objet de projets, puisqu’ils sont privés d’une localisation dans le présent, et étrangers aux langages contemporains. Leur connaissance ne peut être acquise que par expérience directe ; les archives de ces expériences sont l’unique cartographie des Territoires actuels (Extrait du Manifeste Stalker).

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