OP-1257

Andy Warhol. Cinema

En contrepoint à la rétrospective d’environ deux cents œuvres d’Andy Warhol qui se tient au Musée, treize de ses films, pour la plupart inédits et restaurés grâce au concours du Museum of Modern Art et du Whitney Museum de New York, sont présentés quotidiennement au Studio 5 du Centre Georges Pompidou. Bien que sa filmographie soit très importante (100 films réalisés entre 1962 et 1968), ses films demeurent méconnus et peu diffusés en Europe. C’est en 1962, alors qu’il est déjà un artiste célèbre, qu’Andy Warhol commence à s’intéresser au cinéma. Fréquentant le milieu du “New American Cinéma” regroupé à New York autour de Jonas Mekas et de la Filmmakers Cooperative, Andy Warhol découvre la production dite “Underground” des Stan Brakhage, Gregory Markopoulos ou Jack Smith. Andy Warhol va en quelque sorte faire l’expérience du cinéma, pour ne pas dire en réécrire l’histoire. Ses premiers films rappellent beaucoup le cinéma primitif : une caméra fixe, ou presque, enregistre une tranche de vie, un évènement “banal”, sans son, sans couleur : un homme qui dort (Sleep), un baiser (Kiss), l’Empire State Building, Henry G. fumant son cigare. “J’aime que les choses soient toujours exactement les mêmes” (Andy Warhol). Fin 1964, sa production évolue vers un cinéma parlant, “scénarisé”, (rencontre avec Ronald Tavel). Même si le non interventionnisme de l’artiste demeure la règle, les films deviennent plus complexes : bande sonore, montage, direction d’acteurs. On ne peut parler de mise en scène, mais simplement de mise en situation d’individus devant un appareil de prise de vues. Andy Warhol aux différentes étapes de sa carrière a toujours manifesté une attitude de distance par rapport au sujet filmé). Intensité, et sentiments sont exclus, seul demeure un art de surface. “If you want to know ail about Andy Warhol, just look at the surface of my paintings and films and me, and there 1 am. There’s nothing behind it” (Andy Warhol) La facture des films demeure toujours aussi brute. “Pas d’histoire, pas d’intrigue, simplement des incidents” répond Andy Warhol à son scénariste. La facture des films demeure toujours aussi brute. Seul demeure un art de surface. Ce qu’il affirme d’ailleurs lui-même : “If you want to know all about Andy Warhol, just look at the surface of my paintings and films and me, and there I am. There’s nothing behind it.” Les films présentés : – Kiss (1963, 54’) – Sleep (extrait) (1963, 42’) – Blow Job (1963, 41’) – Eat (1963, 31’) – Empire (extrait) (1964, 48’) – Henry Geldzahler (1964, 99’) – My Hustler (1965, 67’) – Beauty n°2 (1965, 66’) – Vinyl (1965, 66’) – The Life of Juanita Castro (1965, 66’) – The Chelsea Girls (1966, 195’) – Lonesome Cowboys (1967, 109’) – Nude Restaurant (1967, 109’)

Text: Blistène Bernard, McKane Miles et al. cm 21×25,5; pp. 272; BW ills.; paperback. Publisher: Centre Georges Pompidou, Paris, 1990.

ISBN: 9782858505777 | 2858505772

 150,00

Product Description

En contrepoint à la rétrospective d’environ deux cents œuvres d’Andy Warhol qui se tient au Musée, treize de ses films, pour la plupart inédits et restaurés grâce au concours du Museum of Modern Art et du Whitney Museum de New York, sont présentés quotidiennement au Studio 5 du Centre Georges Pompidou. Bien que sa filmographie soit très importante (100 films réalisés entre 1962 et 1968), ses films demeurent méconnus et peu diffusés en Europe. C’est en 1962, alors qu’il est déjà un artiste célèbre, qu’Andy Warhol commence à s’intéresser au cinéma. Fréquentant le milieu du “New American Cinéma” regroupé à New York autour de Jonas Mekas et de la Filmmakers Cooperative, Andy Warhol découvre la production dite “Underground” des Stan Brakhage, Gregory Markopoulos ou Jack Smith. Andy Warhol va en quelque sorte faire l’expérience du cinéma, pour ne pas dire en réécrire l’histoire. Ses premiers films rappellent beaucoup le cinéma primitif : une caméra fixe, ou presque, enregistre une tranche de vie, un évènement “banal”, sans son, sans couleur : un homme qui dort (Sleep), un baiser (Kiss), l’Empire State Building, Henry G. fumant son cigare. “J’aime que les choses soient toujours exactement les mêmes” (Andy Warhol). Fin 1964, sa production évolue vers un cinéma parlant, “scénarisé”, (rencontre avec Ronald Tavel). Même si le non interventionnisme de l’artiste demeure la règle, les films deviennent plus complexes : bande sonore, montage, direction d’acteurs. On ne peut parler de mise en scène, mais simplement de mise en situation d’individus devant un appareil de prise de vues. Andy Warhol aux différentes étapes de sa carrière a toujours manifesté une attitude de distance par rapport au sujet filmé). Intensité, et sentiments sont exclus, seul demeure un art de surface. “If you want to know ail about Andy Warhol, just look at the surface of my paintings and films and me, and there 1 am. There’s nothing behind it” (Andy Warhol) La facture des films demeure toujours aussi brute. “Pas d’histoire, pas d’intrigue, simplement des incidents” répond Andy Warhol à son scénariste. La facture des films demeure toujours aussi brute. Seul demeure un art de surface. Ce qu’il affirme d’ailleurs lui-même : “If you want to know all about Andy Warhol, just look at the surface of my paintings and films and me, and there I am. There’s nothing behind it.” Les films présentés : – Kiss (1963, 54’) – Sleep (extrait) (1963, 42’) – Blow Job (1963, 41’) – Eat (1963, 31’) – Empire (extrait) (1964, 48’) – Henry Geldzahler (1964, 99’) – My Hustler (1965, 67’) – Beauty n°2 (1965, 66’) – Vinyl (1965, 66’) – The Life of Juanita Castro (1965, 66’) – The Chelsea Girls (1966, 195’) – Lonesome Cowboys (1967, 109’) – Nude Restaurant (1967, 109’)