Claude Cahun: l’écart et la métamorphose

Cette biographie, complète et abondamment illustrée, a fait redécouvrir Claude Cahun, artiste -photographe mais aussi écrivain – oubliée. Née à Nantes en 1894, nièce de Marcel Schwob et petite nièce de Léon Cahun, Lucy Schwob adoptera le pseudonyme de Claude Cahun autour de 1917. Au début des années 20, elle s’installe à Paris, avec Suzanne Malherbe, qui partagera sa vie. Après avoir publié quelques articles et nouvelles, notamment dans Le Mercure de France, elle se lie avec Henri Michaux, Pierre Morhange, Robert Desnos. Elle rejoint, en 1929, l’équipe du Théâtre de recherches dramatiques. En 1930, elle publie un essai autobiographique, Aveux non avenus, illustré de photomontages. Elle adhère à l’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires et, par l’intermédiaire de son ami nantais Jacques Viot, rencontre André Breton et René Crevel. Elle s’associe étroitement au groupe surréaliste, et rédige un pamphlet, “Les Paris sont ouverts” (éditions José Corti). En 1935, elle participe à la fondation de “Contre Attaque” aux côtés d’André Breton et Georges Bataille. Elle poursuit son oeuvre photographique (autoportraits, mises en scène d’objets, photomontages), expose chez Charles Ratton en 1936, et réalise vingt “tableaux” photographiques pour le recueil de Lise Deharme, “Le Coeur de Pic” (1937). En 1940-1944, dans l’île de Jersey où elle s’est installée, elle mène des actions de résistance contre l’occupant nazi. Arrêtée et condamnée à mort, elle échappe de peu à l’exécution. Elle meurt à Jersey en décembre 1954. Poète, essayiste, traductrice, comédienne, photographe, activiste révolutionnaire, Claude Cahun multiplie les moyens d’expression et refuse de se fixer. Homosexualité, bisexualité, androgynie, dandysme, théâtralisation de la vie, l’oeuvre photographique de Claude Cahun développe tous les thèmes électifs, les métaphores obsédantes. Elle s’impose comme l’une des plus singulières, des plus excentriques, et certainement des plus novatrices de l’entre-deux-guerres et trouve aujourd’hui une résonance exceptionnelle.

Text: Leperlier François. pp. 310; paperback. Publisher: Jean Michel Place, Paris, 2008.

ISBN: 9782858931583| 2858931585
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Cette biographie, complète et abondamment illustrée, a fait redécouvrir Claude Cahun, artiste -photographe mais aussi écrivain – oubliée. Née à Nantes en 1894, nièce de Marcel Schwob et petite nièce de Léon Cahun, Lucy Schwob adoptera le pseudonyme de Claude Cahun autour de 1917. Au début des années 20, elle s’installe à Paris, avec Suzanne Malherbe, qui partagera sa vie. Après avoir publié quelques articles et nouvelles, notamment dans Le Mercure de France, elle se lie avec Henri Michaux, Pierre Morhange, Robert Desnos. Elle rejoint, en 1929, l’équipe du Théâtre de recherches dramatiques. En 1930, elle publie un essai autobiographique, Aveux non avenus, illustré de photomontages. Elle adhère à l’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires et, par l’intermédiaire de son ami nantais Jacques Viot, rencontre André Breton et René Crevel. Elle s’associe étroitement au groupe surréaliste, et rédige un pamphlet, “Les Paris sont ouverts” (éditions José Corti). En 1935, elle participe à la fondation de “Contre Attaque” aux côtés d’André Breton et Georges Bataille. Elle poursuit son oeuvre photographique (autoportraits, mises en scène d’objets, photomontages), expose chez Charles Ratton en 1936, et réalise vingt “tableaux” photographiques pour le recueil de Lise Deharme, “Le Coeur de Pic” (1937). En 1940-1944, dans l’île de Jersey où elle s’est installée, elle mène des actions de résistance contre l’occupant nazi. Arrêtée et condamnée à mort, elle échappe de peu à l’exécution. Elle meurt à Jersey en décembre 1954. Poète, essayiste, traductrice, comédienne, photographe, activiste révolutionnaire, Claude Cahun multiplie les moyens d’expression et refuse de se fixer. Homosexualité, bisexualité, androgynie, dandysme, théâtralisation de la vie, l’oeuvre photographique de Claude Cahun développe tous les thèmes électifs, les métaphores obsédantes. Elle s’impose comme l’une des plus singulières, des plus excentriques, et certainement des plus novatrices de l’entre-deux-guerres et trouve aujourd’hui une résonance exceptionnelle.