La revue Transition (1927-1938): Le modernisme historique en devenir

À la croisée des chemins entre littérature et histoire des idées, cet ouvrage met en lumière le rôle de la revue transition dans une redéfinition du modernisme historique à la fin des années 1920 et dans les années 1930. Face à l’effondrement de l’avant-garde anglo-américaine dans les années 1920, transition organise la relève. Sans rejeter les avancées du modernisme historique, elle donne naissance à un nouveau courant, tardif et minoritaire, caractérisé par la dilution de l’esprit avant-gardiste, par des difficultés à former des groupes artistiques et par une exacerbation formaliste. Dans les pages de la revue émerge en outre une avant-garde anglo-américaine surréaliste riche et cohérente, liée non plus à la lumière – comme l’étaient le vorticisme et l’imagisme – mais à la nuit. Cependant, dès les années 1930, le “modernisme nocturne” défini par transition est à son tour balayé par une nouvelle avant-garde diurne politiquement engagée, que la revue contribue à constituer. En perte de légitimité après la Deuxième guerre mondiale et oublié depuis, le “modernisme nocturne” de transition a cependant participé à la formation de nombreux écrivains, parmi lesquels William Carlos Williams, Nathanael West, Hart Crane ou James Joyce. Entre le modernisme historique de ses aînés et l’avant-gardisme poli-tique d’une partie de ses successeurs, transition définit ainsi un courant moderniste aussi riche que méconnu.

Text: Mansanti Céline. cm 15,5×21; pp. 372; paperback. Publisher: Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2009.

ISBN: 9782753507845 | 2753507848
Request info
ID: 23620

Product Description

À la croisée des chemins entre littérature et histoire des idées, cet ouvrage met en lumière le rôle de la revue transition dans une redéfinition du modernisme historique à la fin des années 1920 et dans les années 1930. Face à l’effondrement de l’avant-garde anglo-américaine dans les années 1920, transition organise la relève. Sans rejeter les avancées du modernisme historique, elle donne naissance à un nouveau courant, tardif et minoritaire, caractérisé par la dilution de l’esprit avant-gardiste, par des difficultés à former des groupes artistiques et par une exacerbation formaliste. Dans les pages de la revue émerge en outre une avant-garde anglo-américaine surréaliste riche et cohérente, liée non plus à la lumière – comme l’étaient le vorticisme et l’imagisme – mais à la nuit. Cependant, dès les années 1930, le “modernisme nocturne” défini par transition est à son tour balayé par une nouvelle avant-garde diurne politiquement engagée, que la revue contribue à constituer. En perte de légitimité après la Deuxième guerre mondiale et oublié depuis, le “modernisme nocturne” de transition a cependant participé à la formation de nombreux écrivains, parmi lesquels William Carlos Williams, Nathanael West, Hart Crane ou James Joyce. Entre le modernisme historique de ses aînés et l’avant-gardisme poli-tique d’une partie de ses successeurs, transition définit ainsi un courant moderniste aussi riche que méconnu.

×