L’image au service de la rèvolution: photographie, surrèalisme, politique

Au travers de six études, l’ouvrage propose une approche des stratégies employées par le surréalisme pour rendre visible les notions essentielles de son esthétique, qui concilie renouvellement de l’inspiration poétique et nécessité de l’engagement politique à l’heure de la montée du fascisme. Alors que l’idéalisme des années 1920, guidé par la magie de l’automatisme psychique, peine à devenir une arme idéologique, la photographie fournit à l’entourage d’André Breton les moyens de faire de l’image mentale une réalité concrète. Pour y parvenir, les documents photographiques opèrent au cœur des usages surréalistes par le jeu des détournements qui donnent au surréalisme l’apparence prestigieuse d’une révolution scientifique. Loin d’un univers convenu de l’onirisme, les surréalistes utilisent la trivialité des documents pour s’inscrire dans l’histoire en marche. Si l’étrangeté est toujours au rendez-vous -à travers une vulgaire reproduction, un simple grossissement ou encore un instantané-elle est désormais au service de la puissance de l’esprit à transformer le monde. Breton, Dali, Brassai, Man Ray et tant d’autres travaillent, au passage des années 1920-1930, à cette ” illumination profane ” que reconnaît alors en Allemagne Walter Benjamin, et qui traduit la conversion du surréalisme au politique. Cette approche anthropologique et esthétique du plus fameux courant artistique du XXe siècle montre le rôle déterminant de la photographie dans une conduite pragmatique de l’avant-garde.

Text: Poivert Michel. pp. 124; paperback. Publisher: Le Point du Jour, Cherbourg-Octeville, 2006.

ISBN: 9782912132499| 2912132495

ID: 12511

Product Description

Au travers de six études, l’ouvrage propose une approche des stratégies employées par le surréalisme pour rendre visible les notions essentielles de son esthétique, qui concilie renouvellement de l’inspiration poétique et nécessité de l’engagement politique à l’heure de la montée du fascisme. Alors que l’idéalisme des années 1920, guidé par la magie de l’automatisme psychique, peine à devenir une arme idéologique, la photographie fournit à l’entourage d’André Breton les moyens de faire de l’image mentale une réalité concrète. Pour y parvenir, les documents photographiques opèrent au cœur des usages surréalistes par le jeu des détournements qui donnent au surréalisme l’apparence prestigieuse d’une révolution scientifique. Loin d’un univers convenu de l’onirisme, les surréalistes utilisent la trivialité des documents pour s’inscrire dans l’histoire en marche. Si l’étrangeté est toujours au rendez-vous -à travers une vulgaire reproduction, un simple grossissement ou encore un instantané-elle est désormais au service de la puissance de l’esprit à transformer le monde. Breton, Dali, Brassai, Man Ray et tant d’autres travaillent, au passage des années 1920-1930, à cette ” illumination profane ” que reconnaît alors en Allemagne Walter Benjamin, et qui traduit la conversion du surréalisme au politique. Cette approche anthropologique et esthétique du plus fameux courant artistique du XXe siècle montre le rôle déterminant de la photographie dans une conduite pragmatique de l’avant-garde.