Steve McQueen. Speaking in Tongues

Depuis le début des années 1990, Steve McQueen poursuit une démarche centrée sur la production de films courts utilisant des techniques variées (super-8, 16 et 35 mm, vidéo) et destinés à être présentés dans des installations minutieusement mises en espace. Souvent en noir et blanc, ses premiers films font référence aux approches expérimentales liées aux débuts de l’histoire du cinéma. Pour sa première exposition personnelle à Paris, l’artiste a présenté quatre installations récentes, des propositions formelles radicales réalisées au moyen de plans rapprochés, cadrages, montages : – 7th November livre le récit en forme de monologue extrêmement dépouillé d’un événement tragique survenu entre deux frères. – Illuminer révèle le corps de l’artiste à partir de la lumière émise d’un poste de télévision. Steve McQueen confronte directement l’homme aux forces conscientes et inconscientes qui l’animent. Sans vouloir figer la réalité, il met en évidence, comme dans le jazz, les moments d’improvisation où celle-ci échappe au conscient, tout en continuant à produire du sens. Selon McQueen, la réalité est plus inaccessible que l’imaginaire : “Le suspense nous côtoie, l’imprévisible est notre monde.” – Girls Tricky filme le compositeur et musicien trip-hop Tricky pendant un enregistrement, à un moment d’intense concentration. – Once Upon a Time utilise les images de la sonde spatiale Voyager pour faire découvrir l’humanité à d’éventuelles intelligences extraterrestres. Des images qui seraient un résumé de l’état de nos connaissances sur la planète Terre, auxquelles l’artiste oppose le langage a priori indéchiffrable de certains malades mentaux. Cette œuvre a été conçue spécialement pour l’exposition, avec William J. Clancey, chercheur à la Nasa et conseiller au laboratoire Seti (Search for Extra Terrestrial Intelligence), et William J. Samarin, linguiste et professeur émérite au département d’anthropologie de l’université de Toronto. La solitude et l’isolement sont au cœur des trois premières installations. Une interview de Steve McQueen par Hans Ulrich Obrist et Angeline Scherf et des textes de Frank Drake, William J. Clancey, Charles-Arthur Boyer complètent le catalogue.

cm 16,5×23; pp. 200; COL; hardcover. Publisher: Paris Musées, Paris, 2003.

ISBN: 9782879007571| 2879007577

ID: AM-8046

Product Description

Depuis le début des années 1990, Steve McQueen poursuit une démarche centrée sur la production de films courts utilisant des techniques variées (super-8, 16 et 35 mm, vidéo) et destinés à être présentés dans des installations minutieusement mises en espace. Souvent en noir et blanc, ses premiers films font référence aux approches expérimentales liées aux débuts de l’histoire du cinéma. Pour sa première exposition personnelle à Paris, l’artiste a présenté quatre installations récentes, des propositions formelles radicales réalisées au moyen de plans rapprochés, cadrages, montages : – 7th November livre le récit en forme de monologue extrêmement dépouillé d’un événement tragique survenu entre deux frères. – Illuminer révèle le corps de l’artiste à partir de la lumière émise d’un poste de télévision. Steve McQueen confronte directement l’homme aux forces conscientes et inconscientes qui l’animent. Sans vouloir figer la réalité, il met en évidence, comme dans le jazz, les moments d’improvisation où celle-ci échappe au conscient, tout en continuant à produire du sens. Selon McQueen, la réalité est plus inaccessible que l’imaginaire : “Le suspense nous côtoie, l’imprévisible est notre monde.” – Girls Tricky filme le compositeur et musicien trip-hop Tricky pendant un enregistrement, à un moment d’intense concentration. – Once Upon a Time utilise les images de la sonde spatiale Voyager pour faire découvrir l’humanité à d’éventuelles intelligences extraterrestres. Des images qui seraient un résumé de l’état de nos connaissances sur la planète Terre, auxquelles l’artiste oppose le langage a priori indéchiffrable de certains malades mentaux. Cette œuvre a été conçue spécialement pour l’exposition, avec William J. Clancey, chercheur à la Nasa et conseiller au laboratoire Seti (Search for Extra Terrestrial Intelligence), et William J. Samarin, linguiste et professeur émérite au département d’anthropologie de l’université de Toronto. La solitude et l’isolement sont au cœur des trois premières installations. Une interview de Steve McQueen par Hans Ulrich Obrist et Angeline Scherf et des textes de Frank Drake, William J. Clancey, Charles-Arthur Boyer complètent le catalogue.

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