Aren’t lowriders always gangbangers? And, don’t they always hold high status in their neighborhoods? Contrary to both stereotypes, the people who build and drive lowrider cars perform diverse roles while mobilizing a distinctive aesthetic that is sometimes an act of resistance and sometimes of belonging. A fresh application of critical ethnographic methods, Lowrider Space looks beyond media portrayals, high-profile show cars, and famous cruising scenes to bring readers a realistic tour of the “ordinary” lowriders who turn streetscapes into stages on which dynamic identities can be performed.

Drawing on firsthand participation in everyday practices of car clubs and cruising in Austin, Texas, Ben Chappell challenges histories of erasure, containment, and class immobility to emphasize the politics of presence evidenced in lowrider custom car style. Sketching out a partially personal map of the lowrider presence in Texas’s capital city, Chappell also explores the interior and exterior adornment of the cars (including the use of images of women’s bodies) and the intersecting production of personal and social space. As he moves through a second-hand economy to procure parts necessary for his own lowrider vehicle, on “service sector” wages, themes of materiality and physical labor intersect with questions of identity, ultimately demonstrating how spaces get made in the process of customizing one’s self.

En s’appuyant sur un nombre significatif d’exemples de la fin des années 1950 à aujourd’hui, cet ouvrage examine la façon dont les artistes investissent la revue pour en faire le lieu d’une pratique à part entière. Après avoir rappelé les principales caractéristiques de la revue d’artiste (et les nombreuses zones de chevauchement avec d’autres pratiques éditoriales), ainsi que les conditions liées à son développement, l’essai se concentre sur les enjeux qui accompagnent le choix de ce médium artistique, dont la particularité est d’être aussi un média. Un ensemble de spécificités se dessinent au fil de l’ouvrage, tissant des liens entre des projets pourtant très différents de prime abord. L’analyse des publications permet ainsi d’observer tour à tour le rapport particulier qui s’instaure entre les revues d’artistes et la grande presse – de la rupture sans appel à la parodie, en passant par son usage comme source inépuisable de textes et d’images –, la manière dont la reproduction participe des projets ou encore, la volonté d’autonomie souvent à l’origine des publications d’artistes. Une attention particulière est portée à la façon dont les artistes éditeurs composent avec leur indépendance, ce qu’elle permet et/ou implique sur le plan artistique, politique et économique. Cela amène à réaffirmer les modalités spécifiques de création et de réception qui accompagnent cette pratique, inhérentes à la dimension collective de la revue, à sa nature sérielle et à la relation multiple qu’elle entretient avec le temps. Marie Boivent est maître de conférences en Arts Plastiques à l’université de Rennes 2. Elle est spécialiste des revues d’artistes, thème auquel elle a consacré sa thèse de doctorat et de nombreux articles (parus dans la Nouvelle Revue d’esthétique, Pratiques, Marges, Kritische berichte, La Revue des Revues, etc.). Elle a également organisé plusieurs expositions, journées d’études et colloques, dont récemment le symposium international « The Territories of artists’ periodicals » à la Wisconsin-Green Bay University, Etats-Unis, avec Stephen Perkins. Elle co-dirige les Éditions Provisoires avec Matthieu Saladin.

En contrepoint à la rétrospective d’environ deux cents œuvres d’Andy Warhol qui se tient au Musée, treize de ses films, pour la plupart inédits et restaurés grâce au concours du Museum of Modern Art et du Whitney Museum de New York, sont présentés quotidiennement au Studio 5 du Centre Georges Pompidou. Bien que sa filmographie soit très importante (100 films réalisés entre 1962 et 1968), ses films demeurent méconnus et peu diffusés en Europe. C’est en 1962, alors qu’il est déjà un artiste célèbre, qu’Andy Warhol commence à s’intéresser au cinéma. Fréquentant le milieu du “New American Cinéma” regroupé à New York autour de Jonas Mekas et de la Filmmakers Cooperative, Andy Warhol découvre la production dite “Underground” des Stan Brakhage, Gregory Markopoulos ou Jack Smith. Andy Warhol va en quelque sorte faire l’expérience du cinéma, pour ne pas dire en réécrire l’histoire. Ses premiers films rappellent beaucoup le cinéma primitif : une caméra fixe, ou presque, enregistre une tranche de vie, un évènement “banal”, sans son, sans couleur : un homme qui dort (Sleep), un baiser (Kiss), l’Empire State Building, Henry G. fumant son cigare. “J’aime que les choses soient toujours exactement les mêmes” (Andy Warhol). Fin 1964, sa production évolue vers un cinéma parlant, “scénarisé”, (rencontre avec Ronald Tavel). Même si le non interventionnisme de l’artiste demeure la règle, les films deviennent plus complexes : bande sonore, montage, direction d’acteurs. On ne peut parler de mise en scène, mais simplement de mise en situation d’individus devant un appareil de prise de vues. Andy Warhol aux différentes étapes de sa carrière a toujours manifesté une attitude de distance par rapport au sujet filmé). Intensité, et sentiments sont exclus, seul demeure un art de surface. “If you want to know ail about Andy Warhol, just look at the surface of my paintings and films and me, and there 1 am. There’s nothing behind it” (Andy Warhol) La facture des films demeure toujours aussi brute. “Pas d’histoire, pas d’intrigue, simplement des incidents” répond Andy Warhol à son scénariste. La facture des films demeure toujours aussi brute. Seul demeure un art de surface. Ce qu’il affirme d’ailleurs lui-même : “If you want to know all about Andy Warhol, just look at the surface of my paintings and films and me, and there I am. There’s nothing behind it.” Les films présentés : – Kiss (1963, 54’) – Sleep (extrait) (1963, 42’) – Blow Job (1963, 41’) – Eat (1963, 31’) – Empire (extrait) (1964, 48’) – Henry Geldzahler (1964, 99’) – My Hustler (1965, 67’) – Beauty n°2 (1965, 66’) – Vinyl (1965, 66’) – The Life of Juanita Castro (1965, 66’) – The Chelsea Girls (1966, 195’) – Lonesome Cowboys (1967, 109’) – Nude Restaurant (1967, 109’)

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